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La prêle des champs, une alliée bien-être de choix.

Equisetum arvense, mieux connue sous le nom de « prêle des champs », appelée aussi « queue de rat », « queue de cheval », « herbe à récurer », est présente sur terre depuis la préhistoire et a résisté aux divers cataclysmes qui se sont abattus sur notre planète dont celui qui a éradiqué les dinosaures.

Cette plante archaïque de 300 millions d’années a donc assisté à l’évolution humaine et à la naissance de l’homo sapiens, qui sans doute s’en est à l’époque servi comme remède.

Lorsqu’on observe la prêle des champs, invasive à proximité des points d’eau, on remarque de longues tiges stériles – qui ne produisent pas de fleurs – ressemblant à de mini pailles cannelées, simples, aériennes, légères. Telles à une succession de parapluies sans toile emboités les uns aux autres. Cette prêle n’est pas toxique mais elle n’est pas à confondre avec la prêle des marais lorsque vous allez vous en procurer dans la nature car la prêle des marais, elle, est toxique !

Les prêles contiennent de la thiamine ou vitamine B1 en plus ou moins grande quantité selon la sorte de prêle. C’est cette vitamine qui s’avère toxique en grande quantité, cependant elle est essentielle dans la transformation des glucides en énergie pour l’organisme. Se détruisant à la chaleur, on peut se retrouver en carence de vitamine B1 si on ne consomme pas suffisamment d’aliments crus ou aliments contenant de la thiamine comme les graines de tournesol, les germes de blé, …  Par contre, il ne faut pas dépasser la dose en B1. Prenons donc du recul. Vu que la thiamine de la prêle est détruite à la chaleur, elle sera éliminée via les décoctions ou les infusions. Par contre, le procédé de séchage de la prêle ne la détruit pas ! Les cures en gélules seront donc plus courtes dans la durée.

La prêle est la « bâtisseuse » la plus intéressante produite dans la nature.

Elle reconstruit, restructure, régénère à plusieurs niveaux du corps et au vu de son taux très élevé en silice, elle agit surtout sur le collagène présent dans la quasi-totalité de nos tissus.

Son taux en silice est tel qu’utilisée avant pour polir les métaux, les bois et récurer les casseroles, elle a reçu le surnom de « herbe à récurer ». En plus de la silice, la prêle contient quantité de minéraux (calcium, magnésium, manganèse, phosphore …) composant de 15 à 20 % de sa matière sèche ce qui en fait une des plantes les plus riches en minéraux.  On y trouve également de la vitamine C, des oligo-éléments (zinc, chrome, soufre, fer, sels de potassium, sels minéraux, tanin, glucosides flavonoïdes, saponine …)

Son grand âge, au fil du temps, l’a enrichie de tous ses bienfaits.

Agissant surtout au niveau du collagène, la prêle des champs sera vivement recommandée pour tous les tissus conjonctifs – la peau, les ongles, les cheveux – les tissus osseux, les cartilages ; les tendons, les muscles, les tissus pulmonaires, les tissus sanguins … On pensera à la prêle lorsque ces tissus seront dégradés ou enflammés soit suite à un accident ou par chronicité, à cause d’une inflammation ou le vieillissement cellulaire.  Plus on vieillit, plus le manque de silice se fait sentir dans le corps. De la rigidité s’installe dans les articulations ainsi qu’un manque d’élasticité dans les artères.

Avec une prise de prêle des champs sous forme de cure d’un à deux mois – 2 à 3 fois par année – les structures tissulaires endommagées dans le corps vont commencer à se régénérer et à s’assouplir. La prêle sera donc une incontournable dans un programme de régénération des cartilages et la suppression de la douleur entrainée par leur dégradation.

Les indications :

  • Les soucis de fragilité osseuse (souvent dus à l’âge)
  • Les fractures
  • Les tendinites, bursites, soucis aux ligaments
  • Les entorses, les contusions musculaires
  • La qualité de la peau, des ongles et des cheveux
  • L’eczéma, les vergetures, les ulcères variqueux et le psoriasis (avec une prise interne et externe en cataplasme pour les cas les plus sévères)
  • Les muqueuse digestives abîmées, les ulcères, les aphtes et la gingivite
  • La cicatrisation des plaies
  • Les œdèmes traumatiques superficiels
  • L’arthrite, l’arthrose, les épicondylites, l’ostéoporose
  • Les calculs rénaux, la prostatite, l’hypertrophie bénigne de la prostate et la cystite car elle retonifie les organes urinaires.

Les contre-indications

  • Les personnes souffrant d’un œdème causé par une maladie cardiaque ou rénale.
  • Elle ne sera pas administrée sous forme de poudre aux enfants à cause de la présence de la vitamine B1
  • Lors de la cueillette de la plante, ne pas la confondre avec la prêle des marais qui, elle, est toxique.

Son utilisation

  • En teinture-mère pour tous les problèmes de bouche et de peau. Voir les indications sur le produit proposé.
  • En décoction, pour les situations aigues à raison de 30 à 50 gr/litre d’eau à boire durant les 24heures qui suivent et 20gr/l pour les cas les moins graves.
  • En infusion, pour une prise plus longue et plus légère, 1 à 5 gr/ jour en cure de plus fois 3 semaines avec une fenêtre thérapeutique d’une semaine entre chaque cure de 3 semaines. Remarque : Selon le Dr Moore, l’infusion est tout aussi efficace que la décoction.
  • En poudre sous forme de gélules : la thiamine ou vitamine B1 n’étant pas détruite par la chaleur de l’infusion ou de la décoction, on en prendra sur une durée plus courte pour éviter l’intoxication.
  • Pour information, la prêle des champs se trouve également en ampoules, en jus et il est facile d’en faire des cataplasmes à partir de la plante fraîche.

Cette plante archaïque très résistante et présente sur la terre depuis des millénaires, nous aide à construire notre propre résistance au cœur même de nos tissus. Son action reminéralisante est telle qu’elle est utilisée contre les troubles de tous les systèmes organiques : urinaire, cutané, osseux, articulaire, pulmonaire et digestif.

Prenez bien soin de vous !

Chaleureusement

Annick, votre conseillère Vibio-Liège